Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 05:36

 

Je tiens à m’excuser auprès de mes fidèles lecteurs pour n’avoir pas mis à jour mon blog, mais mon périple mauricien ne me laisse que très peu de temps pour m’attarder sur celui-ci. N’étant arrivé qu’à ma deuxième semaine de stage et ne me restant plus que 2 semaines à jouir de la vie sur cette petite ile au beau milieu de l’océan indien, je vous conterais toutes mes histoires en un seul et même article jusqu’à aujourd’hui. Vous l’avez compris, cet article risque d’être fort long. Cela dit, pour vous facilité la lecture je tenterai de publier un maximum de photos pour vous rincer les yeux, ainsi que des musique pour vous détendre.

C’est ici que je vais alors commencer mon récit. Je parlerais donc de ma 3ieme semaine qui se déroula comme les 2 premières hors mis qu’à Maurice, le lundi fut jour férié pour permettre a la population chinoise mauricien de fêter dignement leur nouvel an sous le signe du bœuf. C’est alors une explosion de couleurs et de pétards qui a tendance à faire relativement mal aux tympans qui a eu lieu en se jour. Mais, continuèrent à le fêter toute la semaine ce qui avait le don de m’agacer surtout lorsque je faisais mes courses tranquillement et que les tambours grondaient entre les rayons du magasin. A la fin de cette semaine, 2 arrivées étaient à noter. Tout d’abord, celle de ma mère qui venait me rendre visite pendant le weekend et profiter d’une luxurieuse villa que de sympathique amis avaient eut la gentillesse de nous prêter pendant la durée de son séjour. Comme la plupart des touristes qui se rendant à Maurice pour un court séjour, nous allâmes manger tous les soirs au restaurant où l’on s’en tirait jamais pour plus de 30€ en ayant bien mangé et avec le dessert ; que du bonheur. Vous vous demandez alors quelle fut la seconde arrivée du weekend. Ce n’est rien d’autre que l’arrivée de notre cher sociétaire de notre BDE Rantanplanche, Christian SALES qui, tout débarqué de Londres après avoir tenté de trouver un stage sur place, venait me rejoindre sur ce petit paradis avec en poche, un petit stage chez Phoenix Beverages, le brasseur local. Cela me réjouissais fortement car je trouvais en sa personne, enfin un compagnon de sortie et un être avec qui je m’entendais extrêmement bien. Ces deux arrivées quasi simultanées me permettaient alors de profiter du weekend différemment des 2 premiers. En effet, Christophe n’arrivant qu’en milieu de journée, noud décidions avec ma mère d’aller se balader dans le nord et plus précisément à Grand Baie où nous avions l’habitude de nous rendre étant plus jeunes. Arrivés sur place, peu de chose avaient changé hors mis l’implantation d’une grande surface, quelques bars ou magasins. Nous en profitions pour faire un peu les magasins et casser la croute en terrasse avec une vue imprenable sur la baie.

J’appelais alors Christophe sur le retour pour lui demander comment se passait son installation et pour essayer d’organiser quelque chose pour la soirée. Nous mangeâmes chacun de notre coté, moi avec ma mère, lui avec ses nouveaux collocs, pour nous retrouver sur les coups de 10h. Il me présentait alors tous les néerlandais avec qui il allait vivre pendant les 2 mois suivant, qu’on suivit à une soirée pour le départ d’une de compatriote. On rencontra beaucoup de néerlandais ainsi que quelques mauriciens avec lesquels nous sympathisions rapidement. La soirée se continua ensuite en boite à quelques encablures du lieu de la soirée, et, il se trouvé qu’un des mauriciens dont nous avions fait la connaissance quelques heures plus tôt était barman dans cette même boite. Nous n’en demandions pas plus !! Il nous offrit la plupart de nos verres, mais nous abrégions la soirée relativement tôt (pour Maurice) dû à notre état de fatigue élevé. J’invitais donc Chris à dormir chez moi pour le premier soir (enfin dans la maison que l’on m’avait prêté pour le weekend). On se baigna alors dans la piscine avant d’allé se coucher pour e sentir un peu mieux. Le lendemain, après s’être réveillés vers 11h et s’être prélassés au bord de la piscine, ma mère nous invitait au restaurant de la résidence surplombant la baie de Tamarin avec en prime une piscine. Nous ne nous sommes pas fait prier pour nous jeter dedans après la commande en attendant nos plats. Après nous être bien régaler au restaurant, nous avons laissé ma mère chez un de ses amies, pour aller se baigner dans la baie de Tamarin et laisser libre cours à notre débilitée. En effet, une fois dans l’eau, après s’être aperçus que quelques algues nous caresser tendrement les pieds, l’un de nous trouva la bonne idée dans ramasser une poignée pour la balancer à la figure de l’autre, et la guerre explosa ! Nous en récoltions alors le plus possible pour riposter, sous les yeux éballis des touristes présent en masse en ce dimanche après midi. Après m’être pris quelques une des ces bombes verte en pleine face nous décidions d’instaurer un cessez le feu en dégustant une bonne bière Phoenix sous un soleil étincelant. Après cette petite pause et une longue hésitation, je décidais de me jeter à l’eau avec ma planche pour jouir d’une petite session surf sur le spot de tamarin situé juste derrière la barrière de corail. Celle si ne dura plus d’une heure car au milieu de l’Océan Indien, à l’embouchure d’une rivière, à la tombée de la nuit, avec peu de monde a l’eau, il n est pas rare de croiser, et plus si affinités, quelques squales très dangereux. Je rejoignais Chris qui s’était endormi sur la plage et pris de bonnes couleurs pour, ce qui annoncé la fin du weekend, le ramener chez lui à quelques kilomètres de chez moi et rejoindre ma mère par la même occasion pour profiter de ses derniers instants sur l’ile en sa compagnie puisqu’elle regagnait la Réunion le lendemain et je me devais de me rendre au travail.

 

Après ce petit weekend sympathique, une nouvelle semaine commençait et qui s’annonçait plutôt orageuse. Tout d’abord au niveau du temps. En effet, l’ile Maurice était sous l’influence de la tempête tropicale GAEL qui s’intensifiait tout au long de la semaine. Ensuite, au niveau du travail, ou 2 de nos bateaux arrivaient a quai donc quelques 300 conteneurs à enregistrer entre lundi et mardi. Et enfin, au niveau de ma situation sur l’ile Maurice puisque je rencontrais un petit problème de visa et me trouvais dans l’obligation de quitter le territoire donc de regagner la France, en l’occurrence la Réunion. Je vous compterais donc ces épisodes un peu plus en détails.
En ce début de semaine, le temps commençait d’ores et déjà à se dégrader, bien que GAEL fût encore relativement éloigné des cotes mauriciennes à environ 1000 kilomètres. Pendant que celui-ci se rapprochait lentement de nos cotes, je m’attelais à ma tache qu’étais d’enregistrer les 196 conteneurs à embarquer sur le MARKELLA V814, bateau de la compagnie UAFL, sur sheet Excel en tapant un par un chaque numéro de conteneur, ce qu’il contenait, son seal number, le poids de la marchandise contenue, le taux de freight, s’il était en prepaid ou collect, le shipper, le consignee, les notify party, etc. Toutes ces information à enregistrer m’ont alors prit toute la journée. Je quittais donc l’office en fin d’après midi et rejoignais Chris qui sortait de son meeting avec ses nouveaux boss, pour contempler un coucher du soleil autour d’une bonne bière bien fraiche. Ce petit plaisir de fin de journée allait alors très vite devenir un rituel accompli tous les soirs en rentrant du boulot pour nous raconter nos différentes péripéties de la journée tout en organisant nos weekends.
Cependant, cette semaine là n’allait pas être comme les autres. Dés mercredi les conditions météorologiques se dégradaient sérieusement avec l’apparition de vents forts ainsi que de fortes pluies. GAEL se rapprochait alors à moins de 400km, ce qui nous fit espérer une journée off pour le lendemain sous le signe d’une alerte niveau 3. Nous allions faire quelques courses pour survivre si se cas de figure se présentait. Les recommandations sanitaires étant de se ravitailler en eau, conserves et d’acheter des bougies en cas de coupure de courant. Nous achetâmes alors quelques bières et des pates. Rentrés des courses, nous nous installions sur ma petite terrasse et contemplions le temps se dégrader au fur et à mesure que le temps passait. Les éléments se déchainaient, les branches volaient, tombaient sur le toit, (rien de bien méchant, j’avais déjà vu pire, et j’allais voir pire plus tard) mais nous allions très vite comprendre, enfin sur les coups de 2h du matin, que nos espoirs d’obtenir ce petit jour de congés imprévu n’allaient se réaliser. Nous partions nous coucher, tout déçus de voir que nous allions surement devoir nous rendre au travail le lendemain. Au réveil, aucune surprise ne nous attendait. Nous nous rendions au travail, tant bien que mal, sous le mauvais temps. Ma journée fut alors très longue,  surtout que la houle formée par GAEL empêchait toutes entrées de quel que cargo que ce soit à l’intérieur du port, aucun réel travail à réaliser.
Après cette longue journée de « boulot », je prenais la direction de l’aéroport puisqu’effectivement, de devais regagner l’ile de la Réunion pour régler un petit problème de visa. Je décollais donc à 19h30 pour une arrivée à destination à 19h15 (non je ne me suis pas trompé dans les horaires, juste que l’ile Maurice et la Réunion ne sont distante que de 200 km soit 45 min de vol, mais ont une heure de décalage horaire en été austral). Ce court vol était cependant plutôt risqué puisque sous l’influence directe la tempête tropicale qui s’intensifiée en se rapprochant de la Réunion pour atteindre le stade de cyclone tropical. Après un vol plutôt agité, j’atterrissais sur mon ile natale sous des trombes d’eaux, des bourrasques  vents et une mer démontée avec des creux de presque 8m en ce jeudi. Le lendemain, GAEL s’était encore intensifié et incliné sa trajectoire vers le sud ce qui voulait dire qu’il allait passer plus prés que prévu. Le temps se dégradait de plus en plus et les dégâts commençaient à être recensés avec les radiés submergés, la route du littoral fermée à la circulation, et un mort. Mais GAEL allait passer au plus prés de nos cotes pendant la nuit au moment ou il atteignait le summum de sa puissance à environ 925 hpa. Des pluies torrentielles s’abattaient sur l’ile faisant monter le niveau des rivières, arrachant un pan de route de plus de 50 m dans la rivière St Etienne, une houle gigantesque assaillait les littoraux creusant un renard (trou) sur la route du littoral de plus de 80m3, faisant de nombreux dégâts dans les ports de l’ile, fragilisant fortement la digue du port de st Gilles, dévastant le club nautique de la même ville, et le vent lui aussi faisait des siennes avec des rafales ayant atteint prés de 200km/h faisant tomber quelques arbres, arrachant quelques panneaux de signalisations ou autres toitures de cases en tôle. Bien qu’ayant déjà vécu de nombreux cyclone durant ma vie, dont les plus dévastateurs comme GAMEDE il maintenant 2 ans ou encore DINA en 2001, celui me surpris par sa rapide intensification et par la houle qu’il a pu engendrer.
Cela dit, la vie reprenait tranquillement son cour et je me devais déjà de repartir le dimanche soir pour regagner Maurice afin de pouvoir continuer mon stage.

Ceci mettra un terme à cet article. Je préfère en effet m’en arrêter là au vue de la longueur de celui-ci, et vous en publierai un autre dans les prochains jours sur mes autres aventures mauriciennes.

Par Rikosoko - Publié dans : maurice - Communauté : ECE Bordeaux
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